Le frère André Gouzes nous quitte… Preuves de son innocence, les appels à témoins de toutes les commissions de vérité sur les abus sexuels dans l’Eglise n’ont apporté qu’un flot de témoignages de son total respect envers les enfants comme envers les adultes…
En trois ans d’une médiatisation à outrance de « l’affaire », aucune plainte à son encontre n’est venue confirmer l’unique soupçon fabriqué par pure vengeance…
Le frère ne fut coupable d’aucun crime. La vérité exigera de le dire en tous lieux.
Puisse la douleur inutile infligée à sa famille et à toutes celles et ceux qui chantaient la liturgie de Sylvanès servir de leçon à notre Eglise et ses médias catholiques au cœur desquels – nous le redisons – la présomption de culpabilité, si contraire à l’Evangile, a remplacé la présomption d’innocence.
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Nous publions au point 2 pour vous toutes et tous l’un des très beaux témoignages reçus en nombre au lendemain de la mort du frère André Gouzes.
Le frère André Gouzes, prêtre dominicain, mérite en effet, aujourd’hui, une page paisible et joyeuse, à l’image de la force de cet homme des bois de Sylvanès en Aveyron, toujours émerveillé – et ce n’est pas pour rien qu’il fut grand ami des poètes et écrivains Joseph Delteil et Yves Rouquette – débordant de la joie de croire au point d’enjoyer ou d’endieuser toutes celles et ceux qui le croisaient !
Force d’un homme habité que rien n’arrêta jamais jusqu’à ce que la maladie le surprenne alors qu’il était encore jeune et empli de projets.
La vie terrestre de ce frère se termina par trois ans de souffrances, de calomnies inadmissibles, de soupçons et d’accusations sans aucune preuve. Un gigantesque abus de faiblesse – puisqu’il était impossible au soupçonné de se défendre – , abus de faiblesse largement orchestré par la Presse dite « catholique » et répandu sans discernement par l’Institution du même qualificatif.
Notre page 19 se devra de revenir douloureusement sur ce point, avec la gravité de l’enjeu, car la vérité se doit d’être clamée. La vérité exige désormais une remise en question de toute l’Eglise de France, et des médias qui lui sont proches. C’est l’urgence du moment.
Sinon, au sein de notre Eglise catholique de France, le mensonge, la lâcheté, la jalousie et l’hypocrisie resteront désormais la règle partout, telle qu’elle le fut depuis trois ans…

André Gouzes, l’homme qui avait relevé une abbaye en Aveyron (la plus large des églises cisterciennes) envahie par les ronces et les moisissures alors que tous lui prédisaient l’échec, construisit un peu plus tard une église russe au dessus de Sylvanès. Ce religieux consacra toute son énergie à tirer vers le haut la liturgie qu’il ressentait comme « le moment des épousailles entre le ciel et la terre ». Musicien, il travailla des dizaines d’années pour écrire le plus grand « corpus » de chant liturgique après Vatican II, sur les textes splendides et nourrissants des frères Daniel Bourgeois et Jean-Philippe Revel. Frère Prêcheur, il parcourut inlassablement notre pays et le monde, invité à chanter et à travailler avec ardeur à la réconciliation des différentes confessions chrétiennes. En témoigne cette église russe auprès de laquelle repose son grand ami le frère Serge de Beaurecueil (spécialiste du soufisme, auteur de « Mes enfants de Kaboul » Ed.Cerf)… « Sa très fidèle amitié avec Olivier Clément, ses affinités avec Maurice Zundel et le Pape Jean-Paul II en admirations réciproques (…) Il faudrait plus d’un livre pour décrire toutes ces amitiés gouziennes ! » nous écrit l’un de ses frères prêtres.
Le frère André Gouzes militait, en pensées et en actes – ce qui est rare – pour la compréhension et l’entente entre toutes les religions. Ainsi créa-t-il des liens indestructibles avec de grands penseurs aussi bien juifs que mahométans.
« Le prêtre qui donnait envie de croire et de vivre, acteur des plus belles liturgies du triduum pascal auxquelles des milliers de croyants participaient dans ce trou perdu de Sylvanès, le prêtre aux prêches enflammés et inspirés dont on ne sortait jamais indemnes et toujours transformés » nous écrit un paroissien de Sylvanès;
« Le frère qui célébra les plus beaux baptêmes, les plus beaux mariages et les plus belles obsèques, déployant toutes les symboliques chrétiennes devant les participants ébahis et heureux, comme si toutes et tous découvraient en la foi, grâce à lui, un trésor (…) Comment voulez-vous qu’une telle capacité à transmettre la joie de croire – à tous sans exception, des enfants aux vieillards – n’entraîne pas une féroce jalousie, surtout dans la sphère catholique actuelle où il vaut mieux qu’une tête ne dépasse pas ? » ajoute une religieuse qui fréquenta régulièrement Sylvanès.
Tous ces témoignages à l’égard de ce dominicain – « à la foi brûlante, joyeuse et contagieuse au point de donner envie de croire aux agnostiques qu’il rencontrait. Cet homme brûlé à l’amour du Christ ne pouvait qu’énerver les tièdes vomis par Jésus ! » – sont déjà centaine une semaine après la mort de notre frère André… Gardons de lui cet émerveillement à la hauteur d’un enfant et cette joie de croire, deux signes de la foi en l’homme et en Christ qui ne trompent certainement pas. Comme celui de bâtir et de chanter pour l’à-venir.
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